Les scènes
Toute la Tapisserie ne peut pas entrer dans mon récit. Certaines scènes sont trop statiques ou trop énigmatiques. J’ai été amené à faire des choix, souvent de manière instinctive, pour trouver le chemin qui relie cette iconographie du Moyen-Age à mon univers, celui de mes hommes hybridés de têtes d’oiseaux et en extraire les points de rencontre avec notre siècle : époque mouvementée, guerres, épidémies, changement climatique.

La bête de la mer
"... une Bête Première Monstrueuse, à sept Têtes et à Dix Cornes.
Sur les cornes il y avait Diadèmes, et, sur les Têtes, Noms Blasphématoires.
Or ce Monstre Marin, le Premier que je voyais, ressemblait, en vérité, à un tigre. Il avait pattes énormes comme pattes d’ours, et bouche comme de lion. (...)
C’est pourquoi je vis tous les assistants, émerveillés de cette guérison, devenir les affidés suivants du Monstre Marin, et se prosterner, adorants."

La chute de Babylone
Après cela, j’ai encore vu un autre Ange descendre du Ciel, doué d’un aspect impressionnant.
La Terre entière était toute illuminée de son prestige.
D’une voix formidable, il clama :
« Elle est tombée, elle est tombée, Babyl-la-Grande. »

Les grenouilles
Et moi, à ce moment, j’ai vu jaillir de la bouche du Dragon, de la bouche du monstre et de la bouche du Prophète Imposteur trois Esprits impurs et laids comme crapauds.
Or c’était précisément les Esprits des Démoniaques capables de susciter prodiges, qui savent trouver les rois et les rassembler pour le combat.

Le sommeil des justes
« Toi,écris : « Ah! bienheureux les trépassés qui trépassent, dès maintenant... »
Et cette voix fut confirmée par celle de l’Esprit-de-Prophétie qui est sur terre, car il clama : « Oui, certes ! car ces morts se reposeront de leurs pénibles travaux, et leurs oeuvres les suivent. »

La Jérusalem céleste
Et j’ai encore vu le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle, qui avaient pris la place du Ciel Premier et de la Terre Première. Quant à la Mer, plus trace d’elle nulle part.
Mais la Sanctissime Cité, Jérusalem la Nouvelle, je l’ai vue, apprêtée comme l’Epousée quand elle s’est parée pour l’Epoux, descendre du ciel en splendeur.

La Jérusalem céleste
Détail
Extraits de "L'apocalypse qui est la Révélation" - traduit du chaldéo-syriaque par Joseph Charles Mardrus - Editions IVREA PARIS
Le fleuve de vie - la résilience
Triptyque 750 x 200cm

Puis l’Ange déroula, devant mes yeux, un Torrent de l’Eau donneuse de Vie, torrent d’une clarté de cristal, ui jaillissait, au centre de la Place, au pied du Trône du Dieu et de l’Agneau.
Puis il déroula à mes yeux, au delà du torrent, et de ses deux rives, un Verger d’Arbres de Vie producteurs, chacun, de douze fruits, un fruit par chaque mois de l’année. Et les familles de ces Arbres de Vie seventr à la guérison de tous les maux des Nations.
