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BURGART : " La Tapisserie de l'Apocalypse, c'est l'histoire d'une rencontre..."

l'atelier de Danielle Burgart avec plusieurs tableaux sur l'apocalypse

Apocalypse 1-14-21 c’est l’histoire d’une rencontre avec une œuvre démesurée, aussi belle qu’énigmatique, aussi terrifiante que porteuse d’espoir : la Tapisserie de l’Apocalypse exposée au château d’Angers.

 

Ce que je voyais m’apparaissait comme un miroir reflétant les préoccupations, les peurs et les aspirations de notre époque.

Au sortir de cette rencontre, j’ai ressenti le besoin de comprendre, de chercher du sens dans ce que j’avais vu en revenant à la source : le texte de l’Apocalypse écrit par Jean de Patmos au 1er siècle de notre ère. 

 

C’est ainsi que débute cette série de grandes peintures avec l’envie de m’inscrire dans ce récit, de le perpétrer, de l’amener dans le 21ème siècle.

 

Ce travail s’est fait sur un temps long dans une énergie positive pour éviter  de sombrer dans un découragement existentiel. Car le texte de Jean nous parle de catastrophes, de destructions, de morts... 

Ses visions  sur « le présent et ce qui doit arriver plus tard » sont douloureuses, effrayantes. Les fléaux et le chaos se succèdent... 

L’Apocalypse selon Saint-Jean, c’est le texte d’une révélation qui parle d’un monde arrivé à son terme et de l’imminence d’un monde nouveau. Ce n’est pas l’annonce de la fin du monde mais l’annonce de la fin du temps qui signifie un re-commencement radical, une sorte de «reset», un nouvel ordre où seuls les Justes entreront.

 

J’ai appréhendé ce texte du 1er siècle, ces tentures du 14ème siècle, comme des tableaux contemporains du 21ème  siècle. Leur ossature est narrative, dans un mélange de réalisme, surréalisme, bestiaire fantastique. Toute la tapisserie ne peut pas entrer dans mon monde. Certaines parties sont trop statiques ou trop énigmatiques. J’ai été amenée à faire des choix, souvent de manière instinctive, pour trouver le chemin qui relie cette iconographie du Moyen-Age à mon univers, celui de mes hommes hybridés de têtes d’oiseaux et en extraire les points de rencontre avec notre siècle pour souligner la continuité des défis auxquels l’humanité est confrontée à travers les âges.

 

Chaque jour nous constatons les signes de la fragilité de l’écosystème terrestre et nous savons désormais que l’humanité court le risque de s’autodétruire. 

Ce n’est plus la tradition religieuse qui parle, mais la science et l’actualité… 

 

Alors soyons attentifs 

«Car le temps est proche...» 

 

 

Mais proche aussi est ce monde nouveau où le Fleuve de Vie, limpide comme du cristal, baignera le vivant, où les arbres fructifieront douze fois dans l’année et où les cités seront véritablement radieuses . 

© 2026par DB. 

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